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IDENTIFICATION ET CARACTERISATION DES ZONES D'UPWELLING

Sur la base des données collectées par les campagnes en mer durant la période 1994 – 1999, en saisons froide et chaude, et par appui de la télédétection spatiale, il a été possible de localiser les différentes zones d’upwelling de la côte atlantique marocaine qui sont alimentées par les résurgences côtières et de déterminer leurs caractéristiques principales. En effet, pendant la saison hivernale, l’évolution des isothermes superficielles met en évidence trois tâches d’eau froide, comprises entre le cap Cantin et le cap Ghir (zone 1), entre le cap Draa et le cap Juby (zone 2) et entre le cap Boujdor et Dakhla (zone 3). La température enregistrée été de l'ordre de 15°C au niveau des trois zones avec un front thermique très marqué au niveau de 26°N. La résurgence dans ces zones a mis en évidence des concentrations importantes de phosphates en surface (0,8 et 0,7 µM) respectivement au niveau de cap Cantin et cap Boujdor. De même, de fortes concentrations qui dépassent 1 µM, ont été enregistrées entre cap Blanc et cap Barbas (zone 4) et qui sont dues probablement à l'influence des Eaux Centrales Sud Atlantiques, connues par leur richesse en matière minérale. Généralement l’étendue de la zone froide correspond à celle du plateau continental, variant de 15 à 25 milles (Makaoui et al., 2005).

  La situation en hiver 1997 et 1998, est caractérisée par une régression de l’activité de résurgence, qui se manifeste par une augmentation de la température de surface de mer (19°C) et un épuisement très net des phosphates. Cette situation coïncide avec les anomalies de hauteur d’eau de plus de 5cm par rapport au cycle saisonnier moyen détecté par Topex/Poséidon dans le golfe de Guinée et la côte Atlantique marocaine depuis le début de l’année 1995 (Lodyc, 1995), qui masquent l’habituel développement de l’upwelling. D’après Hagen (2001), le phénomène de ENSO (El Nino-Southern Oscillation) de 1997 dans l’océan pacifique a une influence sur le régime de l’upwelling nord ouest africain et sud ouest africain.

Durant la saison d’été, l’augmentation de la température de surface au niveau des zones de remontée et le rétrécissement de leur surface ont caractérisé cette saison. L’activité de la résurgence se manifeste au niveau des zones 1 et 2 par un apport important de la matière minérale au niveau du plateau continental ; alors qu’au niveau de la zone 4 le gradient thermique côte/large est supérieur à 2°C et les teneurs en phosphates sont élevées. La zone 3 se caractérise par une régression de l’activité de résurgence, comme en hiver.

La campagne relative à la période avril 1999, illustre la saison du printemps et montre une activité normale de l'upwelling au niveau de toute la côte Atlantique marocaine avec une intensité moins importante que la saison d’été et plus marquée que la saison d’hiver (figure 4). Ces résurgences se manifestent par des teneurs élevées en phosphates qui dépassent 0,5 µM. Les résurgences de cap Boujdor sont accompagnées par une langue d’eau froide qui dérive vers le sud au niveau de Dakhla (zone 3) formant ainsi un filament côtier favorisé par la circulation du courant de Canaries présent dans cette zone qui longe la côte et s’en éloigne à la limite de cette zone vers le sud (Mittelstadt, 1982). 

Pendant la saison d’automne (campagnes russes de 2003 à 2005), les eaux froides nord atlantiques, apportées par le courant froid de Canaries influencent les résurgences au nord de cap Juby (zones 1 et 2). Tandis qu’au niveau de la zone 3, on enregistre un déplacement vers le sud des résurgences qui se manifestent au sud de Dakhla jusqu’au cap Blanc par l’apparition en surface des eaux riches en phosphates (0,8 µM) et faibles en oxygène dissous (4 ml.l-1) (figure 5). Cette richesse en phosphates est la résultante de l’activité des résurgences entre cap Blanc et cap Barbas et des apports des Eaux Centrales Sud Atlantiques, marquées par des salinités faibles provenant du sud et qui provoque au niveau de Dakhla, la formation d’un filament qui dérive vers le large. Pendant cette saison, les résurgences du cap Boujdor se manifestent par une faiblesse nettement marquée par la dérive du front thermique au sud de 25°N et l’apparition des eaux salées et moins riche en phosphates. C´est pratiquement la seule saison où on a enregistré une activité très faible au niveau de la zone 3.

Ainsi, quatre zones, caractérisées par les remontés d’eaux froides, ont été identifiées le long de la côte atlantique marocaine. Il s’agit des zones : Cap Cantin-Cap Ghir (Zone 1), Cap Draa-Cap Juby (-Zone 2), Cap Boujdor-Dakhla (Zone 3) et Cap Barbas-Cap Blanc (Zone 4) (figure 6). 

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